Équipe de recherche étudiante
MAILLOUX, Robert

Robert Mailloux est natif de L’Isle-aux-Coudres où sa famille est installée à Saint-Bernard. Son expérience de la pêche à la fascine s’est d’abord développée dans le milieu familial et ensuite avec la reprise du permis de pêche de son père, Henri, la pratique annuelle de la pêche avec sa conjointe, Annie Desmeules et la transmission de son savoir à ses quatre enfants qui sont aides-pêcheurs.
La pêche à la fascine est une tradition très enracinée dans les familles des parents de Robert, Henri Mailloux et Pierrette Desgagnés. Les grands-parents paternels avaient leur pêche approximativement à l’endroit où Robert Mailloux fixe son engin aujourd’hui, sur les battures de Saint-Bernard, la « part de mer » attenante à la terre où se trouve l’habitation familiale et la terre qui est cultivée. À partir de dix ans, le jeune Robert suit le processus complet de la pêche à la fascine. Il observe les travaux de son père qui se font tout au cours de l’année, dont la fabrication des claies, entrelacements de harts, jeunes pousses d’aulne ou sapinage, que l’on nomme « fascines ». Le jeune Robert participe aussi à l’installation de la pêche, au printemps.
Robert épouse en 1995 Annie Desmeules dont le père, Léo, puis avant son grand-père, George Desmeules, époux de Ida Desgagnés, avaient aussi une pêche à la fascine située du côté de Saint-Bernard, ou peu à l’ouest du quai actuel du traversier. En 2009, le gouvernement provincial offre aux pêcheurs de fascine le rachat de leur permis. Henri Mailloux refuse la proposition monétaire et avertit les autorités de son désir de passer son permis à son plus jeune des fils. Robert Mailloux prend donc le relais de son père à 45 ans.
En plus d’assurer le maintien et la transmission de la pratique, Robert découvre et partage des publications anciennes relatant la présence de la pêche à la fascine à L’Isle-aux-Coudres. Il commente les films d’époque en y apportant son expertise. Il témoigne de son expérience et collecte les informations de sa famille et celle de sa conjointe quant à leur héritage en ce domaine. La découverte de l’unicité de la pratique et de son extrême rareté aujourd’hui – avec seulement deux exploitations actives, la sienne et celle de Julie Gauthier – motive ses efforts de documentation et transmission.
Source photo : MRC de Charlevoix