
Après avoir consacré plusieurs années à la musique, au voyage et à travailler à différents endroits dans le monde, notamment en Océanie où j’ai vécu plusieurs années et développé un goût accru pour l’écologie et la culture aborigène, je suis revenu aux études à l’âge de 27 ans. J’étais alors animé par la volonté d’approfondir et concrétiser mon savoir en ce qui a trait à l’environnement et les façons qu’ont les peuples d’habiter la terre. Cela m’a naturellement amené vers la géographie, qui est une discipline que j’affectionne particulièrement comme elle convoque une multitude de notions qui me tiennent à cœur, tout en demeurant toujours pragmatique. En se situant à la croisée de chemins de tant d’autres sciences et savoirs, la géographie puise sa force dans sa manière de conjuguer les connaissances, tout en nous apprenant davantage à nous situer, et cela aussi en tant qu’individu. Cette science des empruntes et du lien au territoire est également une belle manière de continuer à voyager, que ce soit sur le terrain ou bien dans l’immobilité. C’est pourquoi, après deux années passées à l’Université de Nantes en France, j’ai effectué un échange universitaire à l’Université Laval, où j’ai décidé de rester depuis pour y réaliser ma maîtrise en sciences géographiques.
Ma recherche actuelle, que je réalise sous la direction des professeures Caroline Desbiens et Justine Gagnon, s’intitule « Des territoires dans le territoire : portrait géohistorique de l’établissement des réserves autochtones au Québec ». En exposant les tendances et temporalités de la création des réserves au Québec et le rôle qu’y joue le contexte géographique, cette étude critique vise à dégager la façon dont les dynamiques raciales de l’État colonial se sont répercutées dans l’aménagement du territoire, ce qui entraine des effets qui sont encore structurants aujourd’hui pour la société québécoise.
Courriel : benjamin.dacquet.1@ulaval.ca